On débunke !

Par Valentin

Le ou la dominant·e est-il vraiment celui ou celle qui domine ?

PAS EXACTEMENT

Dans une relation BDSM, fondée sur la domination de l’un·e par l’autre, ou inversement, on peut immédiatement penser que c’est la personne qui endosse le rôle de « dominant·e » qui domine effectivement. La réalité est plus complexe.

La relation de domination repose sur un accord entre les partenaires. Plus encore que dans le sexe dit « vanille » (soft), le consentement est fondamental. Des règles strictes sont mises en place pour garantir la sécurité du ou de la dominé·e, par exemple sous la forme d’un contrat (oui, comme dans Cinquante nuances de Grey).

Or, en définissant strictement les lignes rouges à ne pas franchir, en acceptant certaines pratiques et pas d’autres, en acceptant de se soumettre au jeu de la domination, n’est-ce pas la personne dominée qui, finalement, impose son ordre des choses ?

D’une certaine manière, on retrouve là l’idée première de la dialectique maître-esclave de Hegel : le maître dépend de l’esclave et de son travail, la réciproque n’étant pas vraie. Dans le BDSM, le jeu ne peut exister que si le ou la dominé·e accepte de jouer.

Par ailleurs, il s’agit d’un consentement éclairé. Pas de zone grise possible, il faut un grand OUI de tous les membres. À l’inverse d’un esclave, le ou la dominé·e choisit de l’être, en toute conscience, pour un temps limité et par pur désir.

On avait déjà abordé, dans un précédent numéro du Point Q (le n°11, pour être précis), la question du consentement et de la domination au lit, souvent imposée dans les rapports gays et hétérosexuels. Finalement, ne gagnerait-on pas à s’inspirer de la vision de la domination dans le BDSM, pour repenser nos relations sexuelles du quotidien ?

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