La bonne nouvelle

Par Tom

Sexe gay : et si on en finissait avec « actif » et « passif » ?

Tu en as assez qu’on te demande qui de toi ou de ton copain « fait l’homme » et qui « fait la femme » ? Marre de ces messages cryptiques sur les applis de rencontre, du genre « actif tbm ch passif now » ? À en croire certain·e·s, il semblerait que la sexualité gay ne se définisse que par la position sexuelle que l’un occupe, et la relation de domination qui y est associée. Pourtant la réalité est bien plus nuancée.

Tout d’abord, et contrairement aux apparences, la pénétration ne va pas forcément de soi lors d’un rapport sexuel entre hommes. Dans une étude réalisée en 2011 sur près de 25 000 hommes gays ou bisexuels, seul un tiers d’entre eux avait eu un rapport anal dernièrement… et certains n’aiment tout simplement pas ça. De plus, si certains hommes préfèrent toujours dominer ou être dominés pendant l’amour, beaucoup alternent et se définissent comme « switch » ou « versa » (pour « versatiles »).

Les termes « actif » et « passif » (et leurs équivalents anglophones respectifs, « top » et « bottom ») renvoient une image étriquée de la sexualité gay. Ainsi, ce n’est pas parce que l’on est « passif » qu’on fait l’étoile de mer, et ce n’est pas parce qu’on est « top » qu’on aime forcément être au-dessus pendant l’acte. Un homme peut être 100 % passif et aimer dominer au lit — les Américains parlent même de « power bottom » —, un autre peut être actif et laisser son partenaire prendre les devants.

Évitons de nous conformer à des stéréotypes calqués sur une vision obsolète des couples hétéros. Kiffons et soyons nous-mêmes, tout simplement.

● ● ●

Si tu veux lire ce contenu, connecte-toi avec ton adresse mail :

● ● ●

Tu n’es pas encore abonné·e ? N’attends plus !

Le Point Q a reçu le soutien du
fonds d’intervention associatif de