La bonne nouvelle

Par Ophélie

« Dis moi tout bas tout c’que t’aimerais de moi »

Aujourd’hui, on fait un tour en terres québécoises pour vous présenter le clip musical Dis-moi de Samuele, un·e artiste queer non-binaire qui aborde avec beauté et douceur la question du consentement dans les rapports BDSM.

Réalisé par Suzanne Serre, la vidéo présente une scène de kinbaku, une pratique sadomasochiste de bondage japonais. Les images utilisent une palette de couleurs pastel qui rendent l’atmosphère très douce. Les deux personnes se montrent mutuellement des instruments et on les voit échanger sur le canapé.

Dire, pour exprimer ses envies et pour fixer ses limites. Le chanteur·e, aussi acteur·rice du clip, est pratiquant·e : « C’est dans ma propre exploration du BDSM que j’ai vraiment compris le consentement, son langage et son impact. (…) C’est une reprise de pouvoir, une libération, une connexion intense à soi et à l’autre », explique-t-iel sur son blog personnel. C’est super beau et pour voir cette pépite, c’est ici.

Dogs don’t wear pants

Pour celles et ceux qui n’ont pas peur des contenus déroutants (la bande-annonce parle d’elle-même), le film Dogs don’t wear pants de Jukka-Pekka Valkeapää (2019) explore la pratique de l’asphyxie. Juha perd sa femme dans un accident de noyade. Il manque lui-même de se noyer en cherchant à la sauver. Plus tard, au cours d’une mauvaise rencontre où il est presque étouffé, il entre dans un état semi-conscience où il revoit des images de sa femme disparue. C’est alors qu’il décide de commencer à fréquenter Nora, dominatrice, pour pratiquer la strangulation.

Il est important de préciser que les manières de pratiquer le BDSM et les raisons qui y amènent sont multiples et complexes. Pour beaucoup, c’est avant tout de la curiosité et une envie d’élargir son spectre du désir. C’est pourquoi la communauté BDSM ne se retrouve pas forcément dans ce film, à l’atmosphère particulièrement sombre — ni dans Cinquante nuances de Grey d’ailleurs, car le BDSM y est présenté comme une pratique déviante. Ce long-métrage dépeint avant tout une manière (parmi d’autres) de surmonter le deuil en explorant une pratique sexuelle nouvelle et en abordant une nouvelle facette de son identité. Attention tout de même, le film (présenté à Cannes en 2019, rien que ça !), n’est pas à mettre entre toutes les mains.

The Chambermaid Lynn

Sinon, voici un autre film, réalisé par Ingo Haeb, qui aborde le sujet avec beaucoup plus de légèreté. Lynn est femme de ménage dans un hôtel et trompe son ennui en essayant les vêtements des clients et en se cachant sous le lit pour les observer. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Chiara, une call-girl qui pratique le BDSM. Elle est curieuse et pleine de fantasmes, les deux femmes vont faire connaissance. Si vous êtes d’humeur, la bande annonce.

Image d’illustration : Suzanne Serre Créations

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