Halloween : Jack your lanterns?

Bienvenue dans ce nouveau numéro du Point Q

Un numéro placé sous le signe de la fête, mais aussi du sang, des citrouilles et de la peur. On va parler fantômes, zombies et déguisements… Êtes-vous prêt·e·s à affronter vos angoisses les plus profondes au lit ? C’est ce que nous allons voir !

Pas de témoignages cette semaine, mais un peu de pop culture. Dans les séries comme dans les films, on aime se déguiser pour s’amuser au lit ! Thaïs vous a compilé quelques œuvres dans lesquelles les personnages se déguisent. De quoi vous donner des idées lors de votre prochaine partie de jambes en l’air ! Mais à la différence d’autres fêtes costumées, à Halloween, on se déguise aussi de manière sexy. Depuis quand les sorcières, les infirmières et les chats (?) sont devenu·e·s sexy ? Valentin s’est posé la question, la réponse est à découvrir dans le Vu d’ailleurs ! Est-ce que vous avez peur des fantômes ? Si oui, ne lisez pas le débunk de Julien : il nous apprend qu’il est possible de coucher avec un spectre… Comment est-ce possible ? Derrière cette idée quelque peu loufoque, il existe des explications bien rationnelles à ce phénomène. Ophélie ferme la marche (funèbre) avec d’autres recommandations : celles de films qui vous feront vous blottir contre votre crush en soirée. Car soyons honnêtes : c’est aussi (un peu) pour ça qu’on aime les films d’horreur !

Halloweenement vôtre,

Le Point Q.

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Fantaisies déguisées à l’écran

Par Le Point Q

Comme vous n’aviez pas l’air d’avoir beaucoup de fantaisies autour des costumes d’Halloween, on est allé chercher du côté de notre pop culture G.

Dans le petit écran, les rapports sexuels costumés, ça en fait rêver plus d’un·e !

À commencer du côté de notre série fétiche, qu’on ne saurait qu’encore et toujours vous recommander : Sex Education. Le truc de Lily, passionnée d’aliens et de cosplay, c’est d’écrire des histoires érotiques impliquant des extra-terrestres et des voyages intergalactiques. Des histoires fantaisistes qui finissent par prendre vie grâce à des accessoires et des costumes élaborés lors de ses rapports avec sa petite amie Ola, qui joue également le jeu, même si elle finira pas avouer à sa petite amie qu’elle voudrait également des relations sexuelles « normales ». Heureusement, les deux ados finissent par trouver un équilibre.

Certains déguisements plus classiques s’invitent également sous la couette. Dans la série Friends, c’est Rachel qui s’habille en princesse Leia de Star Wars pour réaliser un des fantasmes de Ross (avant le fameux « break »). Selon Phoebe, tous les hommes de leur génération partagent ce fantasme de Leia en bikini : « C’est le moment où elle a arrêté d’être une princesse pour devenir une femme ». Mais à chacun d’ailleurs son fantasme costumé : quelques saisons plus tard, Monica demande à Chandler de garder son costume de Père Noël avant d’aller dans la chambre. « Santa, really ? »

Loin de l’univers des sitcoms, l’issue de ces rapports déguisés n’est pas forcément (ré)jouissante : de nombreuses séries et films horrifiques sont l’occasion de rapports sexuels de ce genre, avec un personnage aux intentions plutôt… meurtrières. C’est le cas de quasi-toutes les saisons d’American Horror Story, à commencer par l’homme recouvert de cuir noir des pieds au visage qui hante la maison — et les nuits — des Harmon.

Et puisqu’on parle d’Halloween, il est impossible de passer à côté du film éponyme de 2007, réalisé par Rob Zombie. Vous l’avez peut-être vu lors de votre soirée du 31 octobre. Dans cette version d’Halloween, le masque iconique de Michael Myers est d’abord porté par le copain de sa sœur, qui, pour faire une surprise à celle-ci, l’enfile quand elle a les yeux fermés… Et il insiste pour faire l’amour avec elle en le portant. Le masque, tout en dissimulant le visage du jeune tueur, révèle aussi ses intentions les plus noires… Terrifiant, n’est-ce pas ?

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Vu d’ailleurs

Par Valentin

Quand Halloween est devenu sexy

Si Halloween n’est pas une fête très répandue en France — ce qui est bien dommage —, son nom ne manque pas d’évoquer des images marquantes. Citrouilles, bonbons, bougies, films d’horreur et déguisements… sexy ou non !

Ils sont principalement destinés aux femmes, même si les choses changent. Vous vous dites sûrement que vos arrière-grands-mères ne s’habillaient pas en sorcière à porte-jarretelles à leur époque. Alors comment est-on passé d’une fête païenne autour du culte des esprits, à « la seule nuit de l’année où une fille peut s’habiller comme la pire des chiennes [sans que] personne n’y trouve à redire » (Mean Girls) ?

À l’origine, rien de sexy dans la fête d’Halloween. Chez les Celtes, la fête (alors appelée Samain) est l’équivalent du Nouvel An. Un moment où les esprits malins peuvent passer dans le monde réel. Pour s’en protéger, les vivants se déguisent.

Jusqu’au XIXe siècle, la tradition d’Halloween perdure localement dans le monde anglo-saxon, et reste une célébration folklorique. Dans le même temps, les fêtes et bals costumés se multiplient. Avec le développement des transports, on s’intéresse par ailleurs de plus en plus en plus aux autres cultures. Les déguisements deviennent plus exotiques, un peu plus révélateurs — toujours dans le respect des bonnes mœurs — et s’inspirent par exemple de l’Égypte antique.

C’est au cours du XXe siècle que le sexy Halloween explose. Dès les années 1940, des studios d’Hollywood produisent des publicités mettant en scène leurs actrices déguisées en sorcières dans un décor sur le thème d’Halloween.

Le phénomène s’ancre dans les années 1970… grâce au mouvement LGBTQ+ ! C’est le moment de la révolution sexuelle aux États-Unis : les communautés commencent à parader et à exposer dans l’espace public une autre sexualité, drag et osée. Une transgression qui a vite trouvé son écho le 31 octobre.

Aujourd’hui, l’industrie du déguisement, et la sexualisation du corps féminin, ont fait flamber l’offre de déguisements sexy. Au point que sexy, tout peut le devenir : qui n’a jamais rêvé d’être attirant·e, déguisé·e en tranche de pizza, en tacos ou homard ? Pour certain·e·s, cette sexualisation d’Halloween est simplement la suite logique des costumes genrés dès l’enfance, où les filles doivent être belles.

Mais c’est aussi une manière de gagner en confiance en soi, par exemple pour tester de nouvelles choses au lit ! Avec un déguisement, on peut être qui on veut… et Halloween ne dure qu’une nuit par an.

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On débunke !

Par Julien

Coucher avec un fantôme, est-ce possible ?

Faire l’amour avec des êtres de chair serait-il devenu banal ? Certaines personnes affirment avoir eu des relations sexuelles… avec des fantômes. Oui, des fantômes.

C’est le cas de l’actrice Natasha Blasick, visible dans Paranoid Activity 2 (vous ne le connaissez pas, c’est normal, c’est un film de série B). La comédienne d’origine ukrainienne aurait expérimenté deux rapports intimes avec un esprit, a-t-elle expliqué en 2014.

Allongée dans son lit, la comédienne aurait « senti quelque chose entrer dans la pièce » sans voir personne, avant de sentir le toucher d’un être, « le poids de son corps » sur elle et sa « chaleur ». Une expérience « plaisante », conclut-elle, même si se pose évidemment la question du consentement.

Des récits d’expériences similaires remonteraient même à la civilisation mésopotamienne, explique Vice, qui raconte que les « incubes » seraient des démons jouissant des femmes durant leur sommeil — leurs homologues féminines seraient quant à elles appelées « succubes ». « La spectrophilie est plus répandue que ce que l’on pense ! », explique à Vice une certaine Aude, victime dans les années 2010 de ces apparentes visites nocturnes.

Le mystère plane sur ce phénomène. Mais des scientifiques ont émis une hypothèse bien cartésienne derrière ces ébats aériens : ces personnes pourrait être victimes de paralysie du sommeil.

Si vous n’avez jamais subi cela, tant mieux pour vous : cela peut être traumatique — j’en sais quelque chose.

Coincés quelques secondes entre les états d’éveil et de sommeil, les sujets se trouvent enfermés dans leur propre corps et en proie à des hallucinations auditives et visuelles possiblement cauchemardesques. Une porte ouverte pour ces expériences paranormales.

Mais pas d’inquiétude : ce phénomène est courant et sans gravité, sauf lorsque sa répétition est le symptôme d’une maladie sous-jacente, la narcolepsie.

Alors n’hésitez pas à nous partager vos expériences fantômatiques si vous en avez connues !

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La bonne nouvelle

Par Ophélie

Dites-le avec un film d’horreur

Une des grandes scènes classiques de flirt représentée dans les films est le moment du rendez-vous amoureux au cinéma. L’un·e des deux prétendant·e·s choisit d’amener son/sa partenaire voir un film, souvent de genre « épouvante-horreur », dans l’espoir de se blottir l’un·e contre l’autre au moment des scènes fatidiques de peur.

Partager des émotions fortes peut rapprocher et de faire monter la tension. Regarder des films d’horreur a des effets hormonaux sur le corps, avec une libération de dopamine et également un boost du taux d’adrénaline. En cette période d’Halloween, Le Point Q t’a concocté une liste de films d’horreur à partager avec ta moitié :

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Le Point Q, c’est fini pour aujourd’hui !

On espère que ce numéro d’Halloween vous aura permis de prolonger un peu les frissons d’hier soir… ou vous aura donné des idées pour la prochaine fois !

Autre nouvelle terrifiante : Le Point Q prend un peu de repos. Ne vous en faites pas, on ne parle pas de repos éternel ! Juste une petite pause, histoire de recharger les batteries de tout le monde, et pour revenir en pleine forme vous parler de sexualité.

On reste tout de même connecté·e·s, sur Facebook, Twitter et Instagram, et toutes nos newsletters sont accessibles sur lepointq.com !

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On revient très vite,

Julien, Juliette, Ophélie, Orianne, Tom, Thaïs et Valentin, aka Le Point Q.

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