On débunke !

Par Julien

Jouir sans stimulation génitale : est-ce possible ?

VRAI

Vulve, clitoris, prostate, pénis… Souvent, et même très souvent, l’appareil génital se trouve au cœur des rapports intimes. Mais si on le met de côté et que l’on stimule d’autres parties du corps, est-il seulement possible de ressentir un niveau de plaisir intense ?

C’est bien ce que la recherche scientifique a découvert. Une zone, en particulier, suscite un fort intérêt : les tétons.

En 2011, une équipe de l’université Rutgers, dans le New Jersey, a demandé à onze femmes de stimuler leurs parties intimes, dont leurs seins, tout en observant leur cerveau par IRM. Les chercheurs ont alors fait une découverte « inattendue » : l’excitation des tétons active une zone du cerveau appelée cortex sensoriel génital, que l’on pensait réservée aux stimulations du clitoris, du vagin et du col de l’utérus.

De quoi confirmer le caractère « érogène » des tétons, affirment les chercheurs, et soutenir les récits — certes rares — d’orgasmes par stimulation des seins que rapportait la revue Sexual and Relationship Therapy. 82 % des femmes et 52 % des hommes interrogé·e·s affirmaient d’ailleurs que la manipulation de cette zone accroissait leur plaisir sexuel.

Chez certaines personnes handicapées moteurs qui ont notamment perdu la sensibilité de leurs membres inférieurs, un autre phénomène peut avoir lieu : le transfert érogène. Au lieu de se concentrer sur les parties génitales, d’autres parties du corps comme le cou, les doigts ou les oreilles, se révèlent alors des sources de plaisir intense.

Et quid du cerveau ? Peut-on, par la pensée, atteindre l’orgasme, comme l’affirment plusieurs hypothèses formulées dans la deuxième partie du XXe siècle ? Aussi étrange que cela puisse paraître, cela serait bien vrai. Cela porte même un nom : la psycholagnie.

En 2010, interrogé sur la chaîne américaine Lifetime, un chercheur de l’université Rutgers rapportait ainsi, après des expériences par IRM, que l’excitation par l’imagination menait à des réactions cérébrales similaires à l’excitation physique.

Et même si atteindre l’orgasme par le seul moyen de l’esprit semble rester complexe, ces résultats confirment au moins une chose : les pensées qui passent dans votre tête sont bien primordiales lors d’un rapport intime.

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