Vu d’ailleurs

Par Valentin

Les enfants, premières victimes d’une explosion du VIH au Pakistan

1500. C’est le nombre estimé d’enfants testés séropositifs dans la province du Sindh, au sud du Pakistan. Une explosion soudaine et anormale du nombre de cas, qui remonte à 2019.

À l’origine de cette flambée : un médecin, lui-même séropositif, accusé d’avoir réutilisé une seringue contaminée sur ces enfants. Une pratique répandue dans cette région du monde, où les coûts d’équipement médical sont élevés.

80 % des nouveaux cas détectés avaient alors moins de 15 ans, et une grande partie, moins de 5 ans. Bien que sans antécédents familiaux de la maladie, au moins 50 enfants sont décédés des suites de cette contamination.

Car si le gouvernement pakistanais fournit gratuitement des médicaments contre le VIH, la plupart des familles n’ont pas les moyens de traiter les infections dites « opportunistes », qui se déclarent parce que le système immunitaire est plus faible. Celles-ci, même bénignes en temps normal, peuvent s’avérer fatales pour un·e patient·e sidéen·ne (atteint·e du sida, phase finale de l’infection au VIH).

Longtemps considéré comme un pays où la prévalence du VIH était faible, le Pakistan est désormais le deuxième pays d’Asie-Pacifique où l’épidémie de sida croît le plus vite (20.000 nouvelles contaminations par an en 2017), selon l’ONUSIDA, la branche des Nations Unies chargée de la lutte contre cette pandémie. Près de 170.000 personnes vivaient avec le virus en 2019 dans le pays.

En 2020, on observait 1,5 million de nouvelles contaminations par an au VIH, pour un total de 37,6 millions de personnes vivant avec le VIH la même année. 690.000 personnes ont perdu la vie d’une maladie opportuniste liée au sida en 2020.

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