Vu d’ailleurs

Par Julien

L’endométriose bientôt vaincue par les Écossais·e·s ?

Dichloroacétate : derrière ces six syllabes obscures se cache peut-être une révolution pour les personnes atteintes d’endométriose. C’est ce qu’ont découvert en 2019 des chercheurs·ses de l’université d’Édimbourg. Une piste toujours suivie aujourd’hui.

Employée pour traiter certaines pathologies, notamment chez les enfants, cette molécule permet de réduire le taux d’acide lactique (ou lactate) dans l’organisme — vous savez, la substance qui provoque les fameux points de côté !

Et c’est là tout son intérêt, car l’organisme des femmes atteintes d’endométriose en produirait des quantités plus importantes que la normale. D’après cette étude écossaise menée sur des souris, le composé chimique régulerait le niveau de lactate et stopperait la croissance des lésions d’endométriose.

30 femmes ont depuis pris part à un essai clinique de 12 semaines à Édimbourg. Et les résultats sont encourageants, a révélé la BBC le mois dernier. Une Britannique de 24 ans du nom de Jessica Rafferty, atteinte d’endométriose, a vu ses symptômes diminuer significativement. « Ça a vraiment changé ma vie jusqu’à maintenant, après que tant de traitements, de médicaments et d’opérations n’aient rien donné », a-t-elle affirmé à la BBC.

Pour le professeur Andrew Horne à la tête des travaux de recherche, le dichloroacétate représenterait une « approche très différente » et nouvelle puisque cette molécule n’agit pas au niveau hormonal, contrairement aux seules options aujourd’hui offertes aux personnes atteintes d’endométriose, en plus des opérations chirurgicales et des antidouleurs.

L’équipe de chercheurs·ses espère maintenant obtenir des financements pour prolonger ses travaux en conduisant une étude sur 400 volontaires.

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