Fantasmes au grand jour

Par Orianne

Quel est ton fantasme ?

« Le sexe façon jeu, comme le strip quizz (à chaque question, on enlève un vêtement). Ou des jeux de rôles, peut-être une manière déformée d’un jeu très soft de domination. Souvent je fantasme sur des scénarios classiques : maître-élève, infirmière-patient, etc. »

Est ce que tu penses qu’une fois le fantasme réalisé, c’est toujours un fantasme ?

« Bonne question. Difficile de répondre de manière binaire. Je dirais non la plupart du temps, si toutes les caractéristiques du fantasme sont exaucées. D’un autre côté, force est de constater que ce qu’on imagine ne correspond pas à ce qu’on vit. Et je pense que c’est ce qui permet aux fantasmes de perdurer. »

Quel est ton fantasme ?

« J’aimerais vraiment coucher avec un inconnu. Je serais simplement allongée sur le lit, les yeux bandés et un mec vient, je ne le vois pas, je ne l’entends pas et je ne sais pas qui c’est. Ce serait oufissime. Une fois, j’étais dans le train et assis à côté de moi il y avait un mec, 1 mètre 90, trop charismatique. Pendant tout le trajet je me disais : “J’ai envie de me taper ce mec”. Il y a eu un regard et une tension sexuelle. J’ai vraiment fantasmé sur lui. J’attendais juste qu’il me fasse un clin d’œil pour qu’on aille aux toilettes et que ce soit fait. Je n’aurais jamais su comment il s’appelle, ni rien de lui. Je fantasme aussi sur un plan à plusieurs. »

Est ce que tu penses qu’une fois le fantasme réalisé, c’est toujours un fantasme ?

« Une fois que c’est fait, ce n’est plus un fantasme. Ça rentre simplement dans mes pratiques. Le fantasme c’est quelque chose que je veux réaliser… une aspiration. Beaucoup disent qu’il ne faut pas réaliser ses fantasmes sinon ça devient moins excitant. Au contraire c’est quelque chose qui m’excite beaucoup, dans mon imaginaire. C’est vraiment fort, ça vaut le coup de passer à l ’action. »

Quel est ton fantasme ?

« Mon fantasme, ce serait de coucher avec une inconnue, et le fait qu’une femme porte des bas. J’ai déjà réalisé le second mais pas le premier. Je suis assez libéré par rapport à ça. Je pense que c’est important d’en parler avec son ou sa partenaire parce que si jamais tu ne réalises pas tes fantasmes, ça peut être une source de frustration. Et puis ça montre que tu es épanoui dans ta sexualité, que tu n’as pas de tabous. Pour moi c’est super important. »

Est ce que tu penses qu’une fois le fantasme réalisé, c’est toujours un fantasme ?

« En tout cas, ça ne s’applique pas à mes fantasmes. Même réalisé, je fantasme toujours sur une femme qui porte des bas. Mais je peux concevoir qu’un fantasme, une fois la case cochée, ne fasse plus rêver. Un fantasme c’est une représentation de l’imaginaire donc à partir de là, il n’y a pas de limites. Il n’est jamais vraiment acquis. »

Quel est ton fantasme ?

« Je n’ai pas tant de fantasmes que ça, à part le plan à trois, comme la plupart des mecs à mon avis (eh oui, voir ci-dessous) ! Je n’en discute pas énormément, même en relation. Je n’ai pas l’habitude. Ce n’est que depuis récemment que j’essaie de comprendre le point de vue opposé, celui de ma partenaire. Ah si j’ai un fantasme assez spécial. J’aimerais bien avoir une relation où parfois c’est moi qui fais tout, qui décide de tout ce que je veux, et parfois c’est la meuf. Ce serait de la domination partagée, des deux côtés. »

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