On débunke !

Par Tom

« Un rapport sexuel se termine forcément par une pénétration »

FAUX

Dans beaucoup d’esprits, un rapport sexuel n’en est pas vraiment un s’il ne comporte pas de pénétration. Et pourtant, en se renseignant un peu, deux chiffres sautent immédiatement à la figure. Seules 20 à 30 % des femmes atteignent l’orgasme par une stimulation uniquement vaginale, contre 75 % par une stimulation clitoridienne (et donc potentiellement externe). Par ailleurs, une femme sur deux souhaiterait qu’on accorde plus de place à d’autres pratiques sexuelles, plus sensuelles (Ifop).

Le rapport phallocentré peut entraîner un mal-être chez les femmes atteintes de vaginisme ou de douleurs pendant la pénétration, qui peuvent avoir l’impression de ne pas pouvoir mener une vie sexuelle épanouie.

C’est pourtant faux, comme l’explique Céline Vendé, sexologue thérapeute à Bordeaux (@sexologue_therapeute sur Instagram) et qui ne mâche pas ses mots. « La pénétration, dans beaucoup de couples hétéro, c’est une sexualité de fainéants, dénonce-t-elle. On va au plus simple, au plus rapide, sans aucun effort d’imagination et sans partir à la recherche de nouvelles sensations. »

Mais pourquoi cette importance démesurée de la pénétration ? « C’est le fruit de notre société patriarcale et hétéronormative, explique Céline Vendé. La sexualité a longtemps été tournée vers la procréation, qui implique forcément la pénétration et l’éjaculation… Et on ne peut pas nier non plus l’influence du porno, qui fait de la pénétration un passage obligé. »

En cas de blocage, la sexologue conseille de se tourner vers les mal-nommés préliminaires (caresses, masturbation…), qui ne précèdent pas forcément la pénétration. « Quand je reçois des couples en consultation, je discute avec eux de comment trouver l’épanouissement dans d’autres pratiques, raconte-t-elle. Avant de reprendre plus tard une sexualité pénétrative une fois les blocages résolus, si tel est leur souhait. »

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