Vu d’ailleurs

Par Thaïs

Quarantine and chill : conseils et astuces d’ailleurs pour un rapport Covid-free

Depuis plusieurs jours, les Britanniques sont sous le joug de ce que les médias du pays ont qualifié de « sex ban » : même pour les couples, il est interdit de passer la nuit chez quelqu’un avec qui on ne vit pas (à moins qu’il soit enregistré comme faisant parti de leur « support bubble », limitée outre-manche à un adulte seul, hors du foyer).

En période de pandémie, distanciation sociale et relations sexuelles ne font pas bon ménage. Si le SARS-CoV-2 n’est pas transmissible sexuellement (de ce qu’on sait pour l’instant), la salive est, elle, un vecteur incontesté du virus. Pour éviter des clusters au lit, certains États se mobilisent. Ils dressent la liste des gestes barrières à adopter durant un rapport sexuel. Petit tour du monde…

Le département de la santé de l’État de New York a publié un guide particulièrement fourni. Les recommandations se rapprochent de celles contre les maladies sexuellement transmissibles — ajoutez-y un petit masque bleu, du gel hydroalcoolique ou encore du savon et de l’eau, pour nettoyer les sex-toys notamment. Sont enfin incitées les positions sexuelles qui évitent de se retrouver face à face.

Le centre des maladies infectieuses de Colombie britannique (province du Canada) a publié des conseils similaires, causant néanmoins l’hilarité sur les réseaux sociaux en glissant dans ses recommandations… l’usage d’un glory hole. Le « glory hole » (ou trou de la gloire) c’est tout simplement un orifice dans un mur (ou une paroi) qui ne laisse passer qu’une seule partie du corps (l’organe masculin généralement) accessible à la personne de l’autre côté du mur.

Parmi les recommandations moins radicales, le port du préservatif ou de la digue dentaire (sorte de préservatif pour les rapports oraux), éviter les baisers et surtout les anulingus (des études avancent le risque de transmission fécale/salivaire).

Le premier conseil reste d’éviter les rapports sexuels en dehors de son foyer, surtout avec différents partenaires. Aux Pays-Bas, une solution toute trouvée : le gouvernement invite à trouver un « camarade de sexe » fixe pour la période — parce que c’est « important pour la santé ».

Dans le doute, un conseil garanti 100 % Covid-free — à condition de bien se laver les mains —, présent dans de nombreux guides : la masturbation. Autre solution un peu moins solitaire au cœur d’une campagne de sensibilisation suédoise sortie cet été : le sexe à distance, en wi-fi ou par téléphone.

Image par @Phazed

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